Rencontrez le « Fellow » en science du comportement de l’UII: Wook Yang

Pourquoi croyez-vous que les différents ministères du gouvernement devraient adopter la mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement?

Il apparaît de plus en plus important que l’élaboration des politiques et des programmes des organisations gouvernementales soit basée sur la recherche. La mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement offre une occasion unique de mettre en application des approches fondées sur les faits pour concevoir un ensemble efficace de politiques capables de produire des résultats positifs. Les ministères gouvernementaux qui misent sur des cycles successifs d’expérimentation et sur l’intégration de la science du comportement sont en mesure d’acquérir une compréhension approfondie de la façon dont les personnes et les populations accueilleront les politiques et les programmes. Tout ministère qui s’engage à adopter la mise en pratique de la science du comportement peut donc espérer produire des résultats qui ont une grande portée pour les collectivités.

De quelle(s) façon(s) estimez-vous que la pratique de la science du comportement au sein du gouvernement peut permettre de produire des politiques d’une efficacité accrue?

De la conceptualisation à la mise en œuvre d’une politique, la science du comportement apporte une compréhension précieuse à l’ensemble du processus décisionnel. Au cours de la phase de conception initiale, elle permet de rassembler des renseignements sur les politiques fructueuses et les études comportementales existantes pour prendre appui sur une solide base. On peut aussi réaliser des projets pilotes afin d’observer la manière dont une politique sera reçue au sein d’un échantillon de la population. En observant comment le comportement des gens est modifié (ou non), la politique peut être retravaillée avant d’être adoptée à vaste échelle. Et même lorsqu’une politique a été adoptée officiellement, la science du comportement peut jouer un rôle crucial dans sa surveillance et son évaluation. En bref, la science du comportement représente un des principaux outils à la disposition des organisations pour cerner les résultats potentiels et mesurer l’efficacité des politiques existantes ou projetées.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer au programme de Fellowship?

Quand j’ai fini mes études en psychologie, j’ai décidé de m’inscrire au doctorat en santé publique parce que j’avais à cœur d’appliquer mes apprentissages de façon à produire un résultat positif pour les communautés vulnérables par l’entremise de la politique publique. J’ai donc vu le programme de Fellowship comme l’occasion parfaite d’enrichir mes compétences en intégrant les notions clés de la science du comportement dans différents projets gouvernementaux. J’ai extrêmement hâte de participer aux nombreux projets novateurs et d’apprendre de mes camarades du programme de Fellowship, riches de toutes sortes d’expertises.